Depuis 2004, SUPER APES, label nantais artisanal et productif, propose d'éclectiques expériences auditives gravées sur différents supports plastiques (CD, vinyles, k7, disquettes...), également disponibles numériquement par le biais des technologies modernes via notre page Bandcamp.

Au programme : Jorge Bernstein & the pioupioufuckers, Arnaud Le Gouëfflec, Vania de Bie-Vernet, Butcher & Szyslak, Serpent, Donkey Saplot, Plaisir Coupable, Moli, Rapid Douglas, Peter Woodwind, Christian Rock Fièvre, The Odd Bods, Bachbullbyrd, Glossop, Poppy No Good, Kaléidoson, monsieur free, Cheaptracks, The Planet Of The Super Apes...


jeudi 18 mai 2017

50


50, compilation digipack 15 titres, 5€ frais de port compris, ou gratuite pour toute commande de plus de 6€ (hors frais de port) sur notre page Bandcamp jusqu'au 1° juillet.

Avec Serpent, Rapid Douglas, Kim, John Trap, Vania de Bie-Vernet, monsieur free, Paulj Kaleidoson, Arnaud Le Gouëfflec, Chuck Shumann & Trevor Bennett, Moli, Peter Woodwind, The Odd Bods, Jorge Bernstein & the pioupioufuckers, Poppy No Good et Little Donkey.

=> + d'infos là.


jeudi 4 mai 2017

MOLI : Youpi Time / The Residents



En attendant Youpi Time, son deuxième album qui sortira d'ici quelques semaines sur Super Apes, MOLI a participé sous son vrai nom Francis Meunier à une compilation Norvégienne de reprises des Residents, Who Killed Ralph ? Volume six téléchargeable en Name Your Price.


mercredi 3 mai 2017

SUPER APES, LABEL TUTTI RIKIKI MAIS MAOUSSE COSTO

[STILTIFI]
La niche garage, lo-fi, rock foutraque compte dans ses rangs un label nantais aussi discret qu’activiste, Super Apes. Mené par des ardeurs sans autres ambitions que celle de défendre une certaine conception artisanale et soignée de la musique, le label s’acoquine avec L’Église de la petite folie, un homologue finistérien, pour présenter trois coups de coeur racés à la Scène Michelet ce mercredi 26 avril : Serpent, Delgado Jones & The Brotherhood et Idpnt. Label et organisateur, double casquette qui mérite bien quelques éclaircissements avec Piero Super Apes.


Super Apes label, Super Apes organisateur, pourquoi ?
Serpent vient de sortir un deuxième album très bien accueilli par les critiques et ils tournent pas mal en ce moment pour le défendre sur scène, mais surtout dans le Finistère (ils sont originaires de Brest et Lesneven). Le label étant basé sur Nantes, j’ai voulu les faire venir chez nous.

L’idée de coproduire avec L’Église de la petite folie, c’est dans quels buts ? Qu’avez-vous en commun avec cet autre label ?
Nos deux labels ont beaucoup de points communs, l’éclectisme et la l’hyper-productivité par exemple. Nous aimons les vinyles, mais nous n’hésitons pas non plus à sortir des CD-R, des albums exclusivement numériques ou des K7, en fonction des projets. Nous avons également produit ensemble les fruits de la collaboration entre l’imprévisible chanteur brestois Arnaud Le Gouëfflec et le groupe de rock garage foutraque Jorge Bernstein & the pioupioufuckers (Mauve, Christian Rock Fièvre et Mon projet pour la France).
Mais L’Église de la petite folie est une hydre tentaculaire, et l’une de ses branches n’est autre que le Studio Fantôme qui organise le Festival Invisible à Brest. Je bénéficie donc de leur expérience en tant qu’organisateurs de concerts. De mon côté, je leur apporte mon réseau, surtout en terme de promotion.
Quant-à la programmation de la soirée, Delgado Jones & The Brotherhood viennent de sortir eux aussi un excellent 2° album, L’Église de la petite folie cherchait à les faire tourner dans la région. Avec Serpent, l’affiche est logique et homogène : du rock aux accents grungy/post-punk mais avec un son très actuel. Il ne nous manquait plus qu’une tête d’affiche plus locale : IDPNT s’est imposé comme une évidence.

La ligne musicale de l’asso est-elle la même sur les concerts que sur les disques que vous produisez ? Si oui pourquoi ?
Pas exactement. En effet, sur Super Apes nous avons des projets qui sont difficilement compatibles avec la scène, les Fake Soudntracks de Vania de Bie-Vernet et Peter Woodwind par exemple (de fausses B.O. de films imaginaires, construites exclusivement à base de samples). Les groupes dont nous produisons les concerts sont donc issus de nos références rock (Donkey Saplot, Butcher & Szyslak, The Odd Bods…). Mais je ne désespère pas de voir sur scène certains projets plus électro.

La Scène Michelet pourquoi ? La Scène Michelet est aujourd’hui un lieu incontournable dans la sphère rock Nantaise, et c’est véritablement un plaisir d’organiser un concert là-bas, surtout avec IDPNT. Ils programment régulièrement de vraies pointures internationales. Ils se sont vraiment spécialisés dans le métal et les musiques extrêmes, mais j’ai cru comprendre qu’ils voulaient également se re-diversifier, notamment en programmant des groupes plus punk ou garage. J’espère donc que nous allons pouvoir continuer à travailler ensemble, j’aimerais bien faire venir Jorge Bernstein & the pioupioufuckers ou Potemkin’73 par exemple, qui n’ont pas joué à Nantes depuis des lustres !

La suite ?
En ce qui concerne le label, nous sommes sur le point de sortir 50, une compilation 15 titres pour fêter la 50° référence du label. On y retrouve les habituels du label, Serpent, Poppy No Good, Vania de Bie-Vernet… mais aussi d’autres artistes qui gravitent autour du label depuis sa création, comme John Trap et Arnaud Le Gouëfflec.
Sinon l’indispensable Rotor Jambreks est actuellement en train de fignoler le mixage de Violence Ultimatum, un album de rock assez brutal marquant la première collaboration entre Jorge Bernstein & the pioupioufuckers et le touche à tout Kim Giani. Sortie prévue pour la fin de l’année, avec je l’espère quelques dates dans la foulée.


=> Interview signée Cécile Arnoux parue sur Tohu Bohu Média

mercredi 12 avril 2017

Serpent + Delgado Jones & The Brotherhood + IDPNT en concert à NANTES le 26 Avril


L’Église de la Petite Folie et Super Apes présentent IDPNT (I'd Prefer Not To), Serpent et Delgado Jones & The Brotherhood en concert à la scène Michelet à Nantes le mercredi 26 Avril à partir de 20h.


IDPNT, c'est Jérôme Vermorel (odd mountain trio, Newell...) accompagné des légendaires Stéphane Louvin et Éric Pifeteau (The Little Rabbits, French Cowboy, La Secte Humaine...). Le trio joue un rock mélodique et efficace au son résolument US, à la fois lourd, puissant et énergique.




Serpent vient de sortir un 2° album moins bricolo mais toujours aussi branleur que le premier. "Imaginez un croisement entre Wire, les Buzzcocks période excitante et un Pavement qui aurait cessé d’être chiant le tout sonnant totalement 2017". [B. Tappaz, voixdegaragegrenoble.blogspot.fr]



Delgado Jones & The Brotherhood a su mixer ses différentes influences (garage, glam, grunge...) pour en extraire le meilleur et construire une machine à tubes pop rock imparables comme le prouve leur excellent 2° opus sorti chez L’Église de la Petite Folie.



Une prog Rock Garage Post Punk qui fleure bon les années 90 dans ce qu'elles ont de meilleur.
=> Évènement Facebook
=> La Scène Michelet

jeudi 6 avril 2017

Serpent / La voix de Garage


J’avais déjà été enthousiasmé par leur précédent et premier album (et je le prouve voyez ici), donc j’attendais / redoutais celui-ci. Qui comme je l’espérais est très très réussit ! Plus que ça même !
Le charme insidieux de ses mélodies torturées agit gravement sur le cortex. Chaque fois un peu plus prenant !
Le groupe joue le changement dans la continuité ! Car on est globalement toujours dans un croisement entre Indie Rock 90 / Post Punk / Rock Garage et Math Rock (voir Math Pop car Serpent ne rechigne jamais à se / nous faire plaisir avec des vraies mélodies), cependant il y a ici des choses qu’on n’entendait pas sur leur 1er album et  notamment un petit orgue aigrelet sur certains titres qui reste très accroché à vos oreilles.
Sur ce ‘By crossing the plain’ Serpent réussit à pondre un mini hit avec le seul titre instrumental du disque : pas mal !
Imaginez un croisement entre Wire les Buzzcocks période excitante et un Pavement qui aurait cessé d’être chiant le tout sonnant totalement 2017. Décidément cette année révèle déjà un paquet d’excellents albums…
Indéniablement celui de Serpent fait partit du lot. Confirmant que bien qu’ils soient relativement discrets c’est un groupe qui compte pour ceux qui sont encore capable d’aimer la musique.
Bertrand Tappaz 



samedi 18 mars 2017

Arnaud Le Gouëfflec - Gog et Magog


Arnaud Le Gouëfflec publie en début de chaque année sur son chouette label L’Église de la petite folie, une rétrospective de l'année précédente sous forme d'un journal audio composé de collages sonores et autres improbables improvisations. 
Cette année, des extraits de sessions d'enregistrement ou de concerts avec Jorge Bernstein & the pioupioufuckers se sont glissés parmi les field recordings et nappes de synthés.

vendredi 17 mars 2017

By Crossing The Plain / indiemusic


Brest, vivier du rock contestataire ? N’est pas Serpent qui nous fera dire le contraire avec son second album, « By Crossing The Plain », bombe post-punk sévère, prête à briser côtes et fémurs dans le tumulte des vagues de pogos.

Frondeur et bagarreur, le rock très garage de Serpent ne se terre pas dans son trou. Il bondit sur sa proie comme pour mieux la saisir, la contenir afin de lui infliger son poison révélateur dans ses veines. La première salve, « It’s Time To Know », va dans ce sens : un titre direct et sans relâche, qui rend les coups sans jamais déposer les armes. Nerveuse et libératoire, la morsure du crotale ne se fait jamais dans la douleur. Cap sur le plaisir donc avec ce « By Crossing The Plain », émissaire d’un rock jubilatoire qui fait bouger jusqu’à la frénésie chacun de nos membres jusqu’ici endoloris.

Un rock cinglant qui prend ici la forme d’une formidable machine à remonter le temps en allant au Clash sur le rebelle « Silly Song » ou en réveillant les souvenirs post-punk de Pavement sur « He Made The People Happy », non sans révéler par ailleurs ce goût prononcé du combo breton pour des singles aux allures de lutte des classes et à l’attitude presque anglaise. Preuve en est, implacablement, l’autoritaire « Start The Riot » ou le révolté « Eighteen Dollars », mises à feu punk laissant parler la poudre, quand le trio brestois n’invite pas directement à franchir les barricades sur l’instrumental « Sans Titre », non sans trahir parfois un goût certain pour les atmosphères lo-fi comme sur « Fucking Robot ».



Concentré trois en un des goûts, souvenirs et aspirations de ses membres qui se partageant grattes et chœurs ; Ludo Jospin au chant lead et aux synthés, JP Emmanuelli aux synthés et Laurent Marchais derrière les fûts, « By Crossing The Plain » affirme l’identité rock jouissive et insoumise de cette bête rock aux actes mordants et incisifs.

Avec son second album, Serpent n’en démord pas une seconde et nous assène une série de critical hits aussi splendides que ravageurs. Une authentique leçon de rock concentrée en quatorze titres bien sous tous rapports à leur histoire musicale.

« By Crossing The Plain » de Serpent est disponible depuis le 4 mars 2017 chez Super Apes Label.

Fred Lombard


jeudi 16 mars 2017

Christian Rock Fièvre / La Mine

http://www.fanzine-lamine.com/2017/christian-rock-fievre/

À la fin de l’hiver, quoi de plus ordinaire que de fêter les fringants œufs décorés par les lapins roses et déposés de ci, de là aux abords des détritus rances et restants de l’automne pluvieux, ou cachés derrière un bouquet de tulipes, d’un bosquet de primevères, au pied du pommier scié l’année passée pour chauffer la masure, oui, quoi de plus naturel que ces fêtes agnostiques qui annoncent promptement le printemps tant attendu qui ne va pas tarder à viendre.
Et bien détrompez vous, après des années d’illusion, ma maman, ce matin après sa seizième 8,6 me dit crûment qu’en avril, c’est Pâques, et pas du tout la teuf des lapins sympas, que c’est une sorte de célébration d’un type, un peu awalpé, revenu de chez les morts. Et que même si il s’appelle Jésus, c’est pas pour ça qu’il est Portugais. Non, non, le bonhomme vient de l’est, là ou il y a la guerre tout le temps. 
Mais que ça n’empêche que c’est bombance, nouba, et sauterie chez les potes à Fillion et Marine. Une vrai kermesse chez les pieux mystiques. Du coup, je me suis dit qu’il y a certainement des lecteurs aficionados de théologie métaphysique d’enculé de ta mère qui nous lisent. Alors, juste pour eux, j’ai sorti, non pas mon zizi, mais un joli disque de musique super cléricale afin qu’ils fêtent cette résurrection dignement sur le mont Golgotha, ou ailleurs, d’ailleurs.  

Christian Rock Fièvre est la réunion de frère A. le Gouefflec (un petit salopio de breton certainement responsable de la destruction des portiques Éco-taxes) du révérend Jorge Bernstein (un illuminé qui gribouille sur son écritoire à la lueur d’un cierge dans un torchon nommé Fluide Glacial) et les Pioupioufuckers (on ne peut rien ajouter à ça, une bande de titi copuleurs, tout est dit !). Gravé dans le vinyle ou transcris en chiffrage cabalistique sur mp3, cd, et c’est tout, dix titres enfiévrés de communion idolâtre. Certains morceaux célèbrent la sexy Marie-Madeleine, d’autres le mignon Ponce Pilate, ou encore l’émoustillant Saint-Jean Baptiste. Bref, de quoi fêter dignement cette sauterie en bouffant des hosties plutôt que des œufs de Pâques tout en écoutant ce chef d’œuvre lyrique au pied des cerisiers en fleurs. 
Un must pour se préparer aux portes du paradis. Alléluia & Amen. 

 Ludovicdetréouville